A l’écoute des Pères de l’Eglise

… Notre Seigneur Jésus-Christ enseigne à ceux qui ont de grandes richesses en partage, à rechercher par-dessus tout l’amitié des pauvres, et à se préparer des trésors dans le ciel. Mais il connaissait l’apathie du cœur humain qui, une fois dominé par la passion d’acquérir, n’exerce plus aucune œuvre de charité envers les pauvres. Il n’a plus à espérer par conséquent aucun fruit des dons spirituels, suivant la déclaration expresse du Sauveur : « Celui qui est fidèle dans les petites choses, est fidèle aussi dans les grandes, et celui qui est infidèle dans les petites choses, est infidèle aussi  dans les grandes ».

Notre Seigneur nous ouvre ici les yeux du cœur, et nous donne le vrai sens des paroles en ajoutant : « Si vous n’avez pas été fidèles dans les richesses trompeuses, qui vous confiera les biens véritables ? ». Les petites choses sont donc les richesses d’iniquité, c’est-à-dire les biens de la terre qui ne sont rien pour ceux qui ont le goût des choses du ciel. Or, je pense qu’on est fidèle dans les petites choses, lorsque l’on consacre ces richesses si peu importantes au soulagement de l’infortune.

Si donc nous sommes infidèles dans ces petites choses, comment pourrons-nous obtenir le don véritable et fécond des grâces de Dieu, qui imprime à nos âmes le sceau de la ressemblance divine ? Et la suite fait voir que tel est le sens des paroles du Sauveur : « Et si vous n’avez pas été fidèles dans un bien étranger, qui vous donnera votre bien propre ? ».

Saint Cyrille

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