« Apocalypse »

L’évangile de ce dimanche appartient au genre littéraire dit « apocalypse ». Il y a de nombreux genres littéraires dans la Bible : des récits, des lois, des énigmes, des contes (Jonas). Il existe aussi un style ou genre littéraire de révélation, que l’on appelle Apocalypse. Cela signifie « levé du voile ». Ce qui est caché apparaît. Comme une scène derrière un rideau.

Qu’est-ce qui apparaît ? La victoire de Dieu dans ses élus. Apparemment, tout semble aller contre eux. Mais il n’en est rien en fait. Les apparences sont trompeuses, et l’apocalypse dissipe pour nous le doute. La victoire des amis de Dieu est acquise. Il peut bien se trouver qu’ils soient confrontés, comme ils l’ont été tout au long de l’histoire de l’Eglise à des persécutions, des incompréhensions, des refus, des moqueries. La conclusion de leur chemin de croix n’est pas en leur défaveur. Pensons ici aux nombreux martyrs du XXème siècle : 13 400 catholiques de tous sexes, âges, nations, que l’Eglise recense. Mais bien plus nombreux, morts à cause de leur foi, en ex URSS (entre 500 000 et un million de martyrs orthodoxes russes), Cambodge, Rwanda, RDC, Mexique…).

L’apocalypse, pour décrire les vicissitudes que rencontrent les amis de Dieu utilise souvent des images d’un combat entre des forces cosmiques. Le déchaînement des forces naturelles, sauvages et impitoyables, ressemblent à celles qui se déploient dans la lutte contre la vérité, la justice et la paix. Forces aveugles qui opposent à la bonté, la méchanceté, à la foi la crédulité, à la juste cause la condamnation : « J’ai milité pour le dialogue et la paix. Cela mérite probablement la mort. Je suis prêt à en assumer le prix. » écrivait en un éclair de clairvoyance le Bienheureux Pierre Claverie, ancien évêque d’Oran, assassiné dans son diocèse.

L’apocalypse nous dévoile qu’au-delà des apparences, ce ne sont pas les violences inouïes, l’aveugle méchanceté qui l’emportent. Pensez au crucifié souffrant du déchaînement des violences, de l’injustice des hommes, de l’abandon de ses amis. Mais le juste à triompher de la mort par sa persévérance dans le bien. Et vous, c’est par votre endurance, à l’exemple de Jésus et des martyrs, que vous conserverez votre âme.

 

P. Ollier

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