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Baptême du Seigneur
Épiphanie et Épiphanies

L’utilisation du terme, Épiphanie, est antérieure au christianisme. « Les « Épiphanes » sont, dans la culture grecque, les douze divinités de l’Olympe apparues aux hommes, avec en premier lieu, Zeus, le dieu de la Justice céleste. »
L’Épiphanie chrétienne vient directement du latin, Epiphania, et du grec Ἐπιφάνεια (Epipháneia) qui signifie « manifestation » ou « apparition » du verbe φαίνω (phaínō), « se manifester, apparaître, être évident ».
Dans le Christianisme, toute la vie de Jésus sur notre Terre, toute l’Incarnation du Fils de Dieu, n’est autre qu’une Épiphanie, une manifestation de la deuxième Personne de la Sainte Trinité dans notre chair. Par Jésus, par le Fils incarné du Père céleste, c’est toute la Famille céleste, Père, Fils et Esprit-Saint, qui se trouve révélée… Le Fils révèle toute sa Famille céleste, il en est l’expression parfaite : « À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils… Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être… » (He 1, 1-3)
Dans sa vie terrestre, on pourrait repérer néanmoins deux manifestations du Fils de l’homme qui revêtent une importance particulière, qui constituent les deux fêtes de l’Epiphanie, celle orientale et celle occidentale, latine…
En Occident, Jésus, à peine venu dans le monde, se révèle aux païens ; en Orient, Jésus révèle la Trinité Sainte juste après avoir été baptisé par son cousin Jean le Baptiste.
A son arrivée dans le monde, le Fils de Dieu donne le ton : il est venu sauver le monde et non seulement un peuple donné, ainsi ce sont les Rois Mages qui ne croyaient pas en Dieu, qui sont venus, les premiers, adorer l’Enfant de Bethlehem…
A son entrée dans sa vie publique, ce Dieu qui aime tous les hommes sans exception, s’est avéré lui-même : Amour. Il est Famille. Il n’est pas solitaire, il est solidaire. Son Amour est premier : « Voici en quoi consiste l’amour, nous dit saint Jean : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés. » (1Jn 4, 10)

A l’Épiphanie, orientale et occidentale, Dieu se révèle donc en tant qu’Amour, Il est en sortie permanente de lui-même à la recherche de la brebis égarée… « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Mc 2, 17)
L’Épiphanie est faite pour nous les hommes, (Tt 2, 11) pour le salut de chacun. (Cf. Jn 12, 28-30) C’est la volonté du Père céleste : « Car je suis descendu du ciel, dit Jésus, pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour… » (Jn 6, 38-39)

 Père Slaïby STÉPHAN