Comment répondre à l’appel du Seigneur

La finale du chapitre 10 de l’évangile selon saint Matthieu, communément appelé « discours apostolique » ou « discours de mission » que Jésus adresse aux douze apôtres, proposée à notre méditation en ce dimanche, donne à tous, de très précieux enseignements sur notre vie de chrétiens.

Ne préférer absolument rien ni personne au Christ, pas même son père ou sa mère, ni son fils ou sa fille. Pour répondre, en effet à l’appel du Seigneur, et au cours de leurs missions, les envoyés pourront être amenés à des arrachements auxquels personne ne se résout sans un violent débat intérieur : Dieu demande-t-il vraiment d’aller jusque-là, exige-t-il de tels sacrifices ? L’évangile n’enseigne certes pas que les chrétiens doivent toujours choisir ce qui contrarie les aspirations et les sentiments les plus ancrés dans la nature humaine. Mais, de par notre baptême comme participation à la mort et la résurrection du Christ, notre existence chrétienne est marquée du signe indélébile de la croix. Chacun est appelé à prendre sa croix. Il ne s’agit pas de se charger de la croix du Christ comme Simon de Cyrène, mais l’expression revêt un sens bien réaliste, en ceci que les options qu’impose la foi sont parfois bien crucifiantes.

Tout sacrifier, jusqu’à sa propre vie : ce que Jésus nous demande, il l’a lui-même parfaitement accompli, en livrant sa vie par amour pour nous sur la croix. Sur la croix, transparaît l’amour du Christ qui va jusqu’au bout : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout » (Jn 13,1).

« Celui qui aime son père ou sa mère ou son frère ou sa sœur plus que moi, n’est pas digne de moi » nous dit Jésus. Préférer le Christ ne veut pas dire que nous ne devons pas aimer nos proches. Ce qu’il attend de nous, c’est que nous lui donnions la première place. Quand le Christ a la priorité dans notre vie, il devient notre modèle, car l’idéal d’un disciple est de devenir comme son maître en se mettant à son école.

Bien chers paroissiens, ce que le Christ nous demande, c’est de savoir consentir à des sacrifices par amour pour lui et pour le prochain, une croix que parfois nous n’avons pas le courage de porter, et qui pourtant est pour nous source de sanctification.

Bon dimanche à tous.

P. Ayikoé Aubin AMEGNIKOU

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