Dimanche sonne, dimanche sonne, dimanche carillonne !

Quelle effervescence à quelques pas de l’imposante église Saint Pierre de Chaillot en ce chaud dimanche de printemps !

Qu’est-ce donc que ce charivari ? Un tumulte insaisissable et nouveau emplit mystérieusement l’atmosphère du village parisien.

Même au Ciel l’attention semble à son comble : l’abbé Godard est en tête du cortège, Saint Roch en bonne place suivi de saint Hubert, saint Calais et même saint Jean Bosco s’émerveillent du curieux spectacle.

Les oreilles des badauds badins, frappées de bruits et de sons inconnus, dans l’enceinte majestueuse du vénérable bâtiment.

Ainsi : sifflement, feulement, ouisquement, jabotement, titinement, zinzibulement ou encore aboiements et miaulements.

Des cris d’animaux, de volatiles, de rongeurs si divers que monsieur de la Fontaine lui-même, présent du haut ciel pour l’occasion, semble y perdre son latin ou plutôt son mâtin.

Toutes ces étrangetés, tout à fait bizarres viennent de la nef : c’est la première fois sans doute qu’elle accueille tant de petites  créatures du Bon Dieu qui au cours des siècles ont tellement fait de bien aux cœurs des hommes.

Autant de services rendus, de fidélité et d’affection donnée, cela vaut bien une bénédiction ?

père Olivier Horovitz

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