Notre nouveau curé…

 

« A tous les paroissiens et paroissiennes de Saint-Pierre-de-Chaillot j’adresse un salut cordial et religieux, comme votre nouveau curé. Je veux être, avec vous, fidèle du Seigneur, pour vous, prêtre de Dieu. Je m’efforcerai, au cours des semaines prochaines, en tenant compte de mon agenda préalablement établi, de vous saluer soit à la sortie des messes, soit dans vos différentes activités et responsabilités. Je vous assure de ma prière et de ma disponibilité dans le Christ Jésus »

Père Jacques Ollier – Curé

 

 

Article tiré du Paris-Notre-Dame n° 1728-PND/page 9 

P. Jacques Ollier
Un passeur entre Ciel et Terre

Curé de St-Étienne-du- Mont (5e) durant douze années, le P. Jacques Ollier rejoint St-Pierre de Chaillot (16e) à la rentrée. Il revient sur sa paroisse, chargée d’histoire, et sur la façon dont une communauté façonne son pasteur.

Propos recueillis par Priscilia de Selve

Paris Notre-Dame – Vous êtes curé de St-Étienne-du-Mont depuis 2006. Qu’est ce qui caractérise cette paroisse ?

P. Jacques Ollier – Son histoire, tout d’abord. Cette communauté a 800 ans. L’église s’est implantée à côté de l’abbaye Sainte-Geneviève, dont elle était la paroisse. Jusqu’au début du XIXe siècle, les curés de la paroisse étaient aussi abbés, ce qui explique la série de stalles dans le choeur, où les moines chantaient l’office. Mais c’est aussi l’église de l’université. Tout autour étaient implantés des collèges très célèbres, dont le collège Sainte-Barbe, rue des Carmes, où saint Ignace de Loyola, saint François-Xavier et saint Pierre Fabre – entre autres – ont étudié. La paroisse est également marquée par sa dimension caritative, ce qu’illustre parfaitement l’histoire de Frédéric Ozanam, cet universitaire qui a souhaité aller au-delà de ce qu’il faisait – parler du catholicisme entre intellectuels – pour servir les pauvres. Aujourd’hui, les Conférences Saint- Vincent-de-Paul rassemblent près de 800 000 conférenciers à travers le monde.

P. N.-D. – On dit souvent que les communautés paroissiales font les curés. Est-ce que cela a été le cas pour vous, dont c’était le premier ministère comme pasteur ?

J. O. – Oui. J’irais même plus loin en parlant d’un mariage de styles. Lorsqu’une paroisse rencontre un curé, elle doit s’adapter à son style, et le curé doit faire de même pour sa paroisse. La réussite de la rencontre dépend de cette adaptation les uns aux autres. Quand j’ai célébré ma messe d’au revoir, j’ai dit à mes paroissiens : « C’est vous qui m’avez appris à faire mille pas quand on ne m’en demandait qu’un. À donner le tout de ma personne, quand je pensais que mes forces seules n’y suffiraient pas. » Au fond, on est pris, on est consumé par sa tâche pastorale : c’est ce qui nous est demandé, et c’est très beau. Et au fur et à mesure que cette mission nous consume, on réalise qu’une grâce nous est donnée afin de pouvoir la réaliser. Cette grâce sacramentelle du sacerdoce, qui nous permet d’offrir ce que nous avons de plus grand : le Christ lui-même.

P. N.-D. – Existe-t-il un fil rouge qui unit vos vingt-quatre années de sacerdoce ?

J. O. – L’enseignement, car j’ai toujours enseigné. Et la lecture quotidienne de l’Écriture sainte, qui me permet d’entrer dans le mystère personnel de ma relation avec Dieu et avec mes paroissiens. Et de mes paroissiens avec Dieu, car fondamentalement, c’est ce que nous sommes appelés à être : des passeurs entre cette Terre et Dieu. C’est d’ailleurs ce qui se passe lors de l’eucharistie : nous faisons descendre le Ciel sur la Terre et monter la Terre aux Cieux.

« On est pris, on est consumé par sa tâche pastorale. »

 

 

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