J’ouvre !

Editorial du père Jacques Ollier dans les Nouvelles de Chaillot, Hiver 2018

J’arrive et j’ouvre des portes. Celles d’un territoire : j’en ai fait le tour à pied, du Grand Palais au rond-point des Champs-Élysées, en passant par l’Étoile, le Trocadéro, et retour.

J’ouvre des portes : musées, commerces, entreprises, bureaux, appartements et je vois mille et une humanités belles et heureuses.

J’ouvre des portes. Celles des activités paroissiales, extra-paroissiales et découvre des trésors cachés de générosité, de disponibilité.

Je trouve les priants dans le secret de Dieu.

Je trouve les habitués de la main à la pâte, vous savez, les mêmes qui, toujours, se retroussent les manches pour venir en aide aux personnes de la rue, aux personnes handicapées, aux étrangers…

Et puis il y a les jeunes de la Nico, le foyer Galliera… J’ouvre.

J’ouvre aussi les portes de l’Église. Les passants, les commerçants du quartier et les paroissiens en sont ravis. Signe. Il faut ouvrir !

Ce trésor que je découvre à l’intérieur, il faut le diffuser à l’extérieur. La vie du Christ qui coule dans ses membres ne doit pas rester cachée mais s’offrir au plus grand nombre. La demande est forte.

L’Église est, en effet, appelée à être toujours la maison ouverte du Père.
Un des signes concrets de cette ouverture est d’avoir partout des églises avec les portes ouvertes. De sorte que, si quelqu’un veut suivre
un mouvement de l’Esprit et s’approcher pour chercher Dieu, il ne rencontre pas la froideur d’une porte close.
Il y a d’autres portes qui ne doivent pas non plus se fermer.
Tout le monde peut participer de quelque manière à la vie ecclésiale et faire partie de la communauté. Même les portes des
sacrements ne devraient pas se fermer pour n’importe quelle raison. Ceci vaut surtout pour ce sacrement qui est « la porte », le baptême.
L’eucharistie, même si elle constitue la plénitude de la vie sacramentelle, n’est pas un prix destiné aux parfaits mais un généreux remède et un aliment pour les faibles.”
Exhortation apostolique, La joie de l’Évangile, pape François, n° 47

Donc, qu’on se le dise, j’ouvre.

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