L’amour seul est digne d’être connu.

 

Ce sont ceux qui aiment qui en savent le plus long sur Dieu.  C’est eux que l’on doit écouter.

Parce que Dieu est Amour et que tout autre figure n’est au mieux qu’une esquisse, au pire qu’une caricature, il ne faut connaître Dieu que par amour.

Trois figures d’amour permettent de mieux saisir ce passage entre amour et reconnaissance.

La première figure nous est familière. Celle de l’amour humain :  c’est en reconnaissant comme une pure grâce l’amour d’un autre pour lui que celui qui aime peut comprendre qu’il est comblé par cet amour. Logique inverse de la logique contractuelle. Ici, l’amour reçu permet de saisir l’amour donné, l’amour accueilli donne connaissance de l’amour offert.

La seconde figure est celle d’une mère : Quand une mère, pendant des jours et des semaines, a souri à son enfant, elle reçoit un jour de lui pour la première fois la réponse d’un sourire. Elle a éveillé l’amour dans le cœur de l’enfant, et en s’’éveillant à l’amour, l’enfant s’éveille aussi à la connaissance. Les impressions vides de signification prennent un sens en se rassemblant autour de ce centre qu’est le sourire de la mère. La connaissance commence son jeu, parce que le jeu de l’amour, inauguré par la mère, a d’abord commencé.

La troisième figure est celle de Dieu. Dieu se manifeste comme amour devant l’homme. L’amour brille rayonnant du foyer divin et installe sa propre lumière dans le cœur de l’homme qui peut, grâce à cette lumière, voir précisément cet amour, l’amour absolu. A la fois paternelle et maternelle, la face de Dieu nous sourit depuis le fond originel de son Être. Il est, en Lui-même, amour et lumière. Et dans la mesure où nous sommes ses enfants, le germe de l’amour sommeille en nous comme une image de Dieu. Mais de même qu’aucun enfant ne s’éveille à l’amour sans être aimé, ainsi aucun cœur d’homme ne commence à comprendre Dieu sans la libre offrande de son divin amour.

En ce jour, cette grâce d’amour nous est donnée en Jésus. En nous donnant son Fils, comment Dieu pourrait-il, avec Lui, ne pas nous donner toutes choses ?

Au nom du Dieu trois fois Saint, je vous souhaite, ainsi qu’à tous les vôtres, une sainte fête de la Nativité du Seigneur qui est aussi la nôtre.

  1. Jacques Ollier

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