Dona nobis pacem !

Dona nobis pacem !

Au cœur de ce deuxième dimanche de Pâques dédié à la miséricorde divine, alors que les disciples ont verrouillé les portes de là où ils étaient, une voix se fait entendre, la voix du Ressuscité : « La paix soit avec vous ! ».

Aujourd’hui plus que jamais, alors que le monde s’embrase, que les États s’empressent de remplir leurs arsenaux, que la propagande crée un climat d’alarme et de peur pour justifier d’énormes investissements dans les armes, nous avons besoin d’entendre de nouveau ces paroles de Jésus, ne serait-ce que comme un souhait ou vœux de la part de l’un ou de l’autre. Oui nous voulons la paix !

La paix là où les armes parlent plus fort que les voix humaines, dans les frontières disputées, sur les territoires fragmentés, parmi les peuples pris entre plusieurs récits, là où la violence naît souvent de l’absence (absence de ressources, d’écoute, de perspectives). La paix comme « cessez-le-feu », « justice », « reconstruction », « sécurité ».

La paix dans nos écoles, où la pression, le harcèlement, l’anxiété montent ; dans les familles, parfois traversées par des fractures silencieuses ; dans les lieux de travail, où la fatigue, la compétition ou l’injustice créent des tensions invisibles ; la paix dans les réseaux sociaux, devenus des champs de bataille émotionnels. La paix comme « écoute », « patience », « respect », « vérité ».

La paix dans nos consciences fatiguées, dans nos cœurs blessés, dans nos esprits saturés d’informations, d’inquiétudes, de comparaisons, la paix pour les personnes qui vivent dans la peur, la honte ou la solitude. La paix intérieure, respiration nécessaire pour que la paix extérieure devienne possible.

La paix entre les traditions religieuses, dans les mémoires collectives encore douloureuses, dans les espaces où l’on tente de réconcilier passé et avenir, entre les générations. La paix comme œuvre de vérité, de mémoire, de pardon, de vision.

La paix dans les systèmes économiques qui broient les plus fragiles, les technologies qui accélèrent plus vite que l’éthique, les environnements naturels menacés, qui réclament une paix entre humains et création.

Bref, nous voulons la paix là où la vie est blessée, là où la relation est rompue, là où la dignité est menacée, là où l’avenir se rétrécit. Nous voulons être en sécurité, à l’abri de la peur et du besoin.

Donne-nous, Seigneur, la paix !

Père Basile TEGAMBA

 

 

 

 

 

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