Homélie du 4e dimanche de Pâques, 26 avril 2026, père Athanase Nimpagaritse

Homélie du 4e dimanche de Pâques, 26 avril 2026, père Athanase Nimpagaritse

En ce 4ème dimanche du temps de Pâques, nous célébrons non seulement le Bon Berger, mais aussi la Journée mondiale de prière pour les vocations. Ce jour nous invite à réfléchir sur l’appel que chacun de nous reçoit de Dieu et sur notre réponse à cet appel. À travers les textes de la liturgie, nous allons explorer trois points clés : les qualités du Bon Berger, le symbole de la porte, et notre réponse personnelle à cet appel divin.

Première méditation :

Les qualités du Bon Berger Le Psaume 23 nous rappelle avec force :

Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien.

Ce verset exprime une profonde sécurité et une joie authentique. En tant que Bon Berger, Dieu veille sur nous, rassemblant, guidant, nourrissant, soignant, protégeant et défendant son troupeau. Les Écritures, notamment les prophètes comme Miché (Mi 2,12) et Ézéchiel ( Ez 34,11 et suivant) illustrent ce rôle bienveillant de Dieu.

En ce temps d’incertitude, nous avons tous besoin de nous rappeler que le Bon Pasteur est là pour nous rassurer. Même dans les moments sombres, sa présence nous guide et nous protège.

En cette journée de prière pour les vocations, nous sommes appelés à prier pour ceux qui ressentent cet appel à servir comme bergers dans l’Église. Que chacun d’entre nous se souvienne que Dieu comble les désirs profonds de notre cœur et que notre vocation, quelle qu’elle soit, est une réponse à cet amour.

Deuxième méditation :

Jésus, la porte des brebis Dans l’Évangile, Jésus déclare :

Je suis la porte des brebis. »

Cette affirmation souligne que tant le berger que les brebis doivent passer par cette porte unique pour entrer dans la bergerie. En Israël, les bergeries n’avaient qu’une seule entrée, et tenter d’entrer autrement est réservé aux mercenaires, qui ne se soucient guère du bien-être des brebis. Le Bon Berger, en revanche, entre par cette porte pour guider ses brebis vers des pâturages sûrs.

En ce jour de prière pour les vocations, nous devons réfléchir à notre propre rôle. Les ministres ordonnés, tout comme tous ceux qui portent la responsabilité de conduire le peuple de Dieu, doivent se poser des questions essentielles : Suis-je un pasteur qui respecte la liberté des autres ? Suis-je capable de laisser le Christ me guider pour conduire son troupeau ? Et pour nous, brebis du Seigneur, pouvons-nous reconnaître sa voix parmi les nombreuses autres qui nous entourent ? Cette introspection est cruciale pour notre parcours spirituel et notre engagement dans l’Église.

Troisième méditation :

La réponse à l’appel du Bon Berger Enfin, nous devons nous laisser toucher par la voix du Bon Berger. Comme l’assemblée de la première lecture qui, après avoir entendu Pierre, s’est interrogée : « Que devons-nous faire ? » Cette question de conversion est particulièrement pertinente aujourd’hui. Le Bon Berger nous appelle à l’écoute et à l’action. Il nous invite à entrer dans l’Eucharistie pour recevoir sa grâce, puis à sortir pour témoigner de son amour.

En cette Journée mondiale de prière pour les vocations, prions pour que chacun d’entre nous puisse discerner l’appel de Dieu dans sa vie et répondre avec courage. Que nous soyons appelés à la vie religieuse, à un ministère laïc ou à toute autre vocation, que notre réponse soit joyeuse et fervente.

Dieu éternel, dans ta miséricorde infinie, tu as envoyé ton Fils Jésus pour nous donner la vie en abondance. Accorde-nous ton Esprit Saint afin que nous puissions toujours reconnaître ta voix et la suivre avec un cœur plein d’amour.

Amen.

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