Messe des Nations, signe d’une Église en communion

En ce dimanche de la Messe des Nations, l’Évangile selon saint Jean (Jn 1,29-34) nous offre une confession de foi d’une profondeur exceptionnelle. Jean le Baptiste y proclame trois vérités essentielles sur Jésus :

  • « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » ;
  • « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui » ;
  • « C’est lui le Fils de Dieu ».

La première affirmation est centrale : Jésus est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Non pas le péché d’un seul peuple, mais celui de toute l’humanité. Del mondo intero. Cette parole ouvre immédiatement un horizon universel, profondément en résonance avec notre célébration d’aujourd’hui, où se rencontrent communautés française, italienne, hispanophone et philippine. One Church, one faith, un solo Signore.

L’image de l’Agneau renvoie à plusieurs figures bibliques, mais surtout au Serviteur du Seigneur annoncé par le prophète Isaïe. L’Agneau est celui de l’obéissance totale, de l’amour qui va jusqu’au bout, jusqu’à la croix. Il est le Serviteur innocent qui choisit la solidarité avec les pécheurs. Il porte le péché du monde et, en le portant, il l’enlève. To carry and to take away.

C’est ce mystère que nous contemplons déjà dans le baptême de Jésus : lui, le Fils bien-aimé, sans péché, se mêle à la foule des pécheurs. Il ne se met pas à distance. Il entre dans notre histoire. Il choisit la communion. Se hace uno de nosotros. Voilà le cœur de l’Incarnation.

La première lecture (Is 49,3.5-6) nous rappelle que la mission du Serviteur ne s’arrête pas à Israël. Dieu lui dit : « Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut atteigne les extrémités de la terre ». Appelé par grâce, dès le sein maternel, le Serviteur reçoit une mission universelle.

Aujourd’hui, cette mission se prolonge dans l’Église. Une Église catholique, c’est-à-dire universelle, où la diversité des langues et des cultures devient communion dans l’Esprit. Diversità nelle culture, unità nella fede. Ce que nous vivons en ce jour n’est pas un simple symbole, mais un signe prophétique pour un monde blessé par les divisions.

Avec le psaume, nous pouvons dire ensemble, dans nos langues et avec un seul cœur :
« Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté »,
Here I am, Lord,
Aquí estoy, Señor.

Que l’Agneau de Dieu, lumière des nations, nous garde dans l’unité, la paix et l’espérance, et fasse de nous des témoins de communion pour le monde.

Amen !

 

 

 

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