L’oratoire de la clinique Bizet

« Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matthieu 25,40)

Héritière d’une congrégation au service des malades depuis 1880

Accueillir, visiter les malades, apporter l’eucharistie à ceux qui le demandent, permettre la visite d’un prêtre à ceux qui le souhaitent… L’aumônerie de la clinique Bizet est attentive à ceux qui souffrent et présente à leur côté. Elle compte aujourd’hui une douzaine de bénévoles qui consacrent une partie de leur temps à l’accueil et à la visite des personnes hospitalisées  ; elle manifeste la présence de l’Eglise dans le monde de la santé.

Un lien historique avec Saint Pierre de Chaillot et Mgr Piéplu

A l’angle de la rue George Bizet et de la rue de Chaillot, la clinique est à deux pas de Saint Pierre de Chaillot, et la paroisse a été mêlée de près à l’histoire de la clinique. C’est vers 1880 que des sœurs de la congrégation du Très Saint Sauveur viennent d’Alsace, répondant à un appel du curé de Chaillot, l’abbé Célestin Charles, pour fonder un dispensaire qui apportera soins et réconfort à la population pauvre du quartier. Les sœurs ne comptent pas leur temps, pratiquent l’asepsie, entourent les malades de soins efficaces et attentifs. Elles se font vite apprécier des médecins. Un chirurgien leur demande de créer quelques lits à l’intention de sa clientèle privée ; et le dispensaire, qui ne disparaît pas, devient une clinique dans laquelle les chefs de service des hôpitaux publics soignent leur clientèle privée. Des personnalités célèbres, par exemple Georges Clemenceau, y furent soignées. La clinique s’agrandit, de nouveaux bâtiments sont construits au début des années 1970, la population du quartier change, les sœurs continuent de soigner tous les malades, pauvres ou riches, avec le même dévouement et la même attention aux personnes. Petit à petit, la communauté devient moins nombreuse. Mais en 1986, Mgr Piéplu, ancien curé de Chaillot, parvient à l’âge de la retraite (il était alors curé de Saint François de Sales) et décide que sa retraite sera active. Il s’offre donc pour être aumônier de la clinique et commence à rassembler autour de lui une petite équipe de bénévoles pour l’aider dans l’accueil et la visite des malades. Il restera aumônier jusqu’en 2002, présent chaque jour, célébrant l’eucharistie chaque semaine, et entraînant en pèlerinage, tous les deux ans, des groupes de médecins, personnel soignant et bénévoles de l’aumônerie. Depuis le départ de Mgr Piéplu, l’aumônerie dépend directement du Service diocésain de la pastorale de la santé ; un ou une bénévole accepte de la diriger et reçoit une lettre de mission de l’archevêque.

Le dispensaire devient une clinique privée

Les temps ont changé. Il n’y a plus de communauté religieuse à Bizet. Devenue le « Centre Médico-chirurgical Bizet », la clinique appartient depuis 2012 au même groupe que les cliniques Ambroise Paré, Hartmann et Pierre Cherest de Neuilly. C’est un établissement privé, conventionné, certifié sans réserve ni recommandation en 2016 par la Haute Autorité de Santé (HAS). L’établissement a une capacité de 180 lits (en chirurgie, cardiologie-pneumologie, oncologie et réadaptation cardiaque). En hospitalisation complète et en soins ambulatoires, Bizet reçoit chaque année près de 15 000 patients. Depuis 2017, la clinique abrite, les samedis, dimanches et jours fériés, la Maison Médicale de garde de Paris-Ouest.

Une aumônerie qui humanise les séjours hospitaliers

La charte de la personne hospitalisée (du 2 mars 2006), qui s’applique dans tous les établissements hospitaliers, affirme le droit des malades au respect de leurs croyances et convictions. « Toute personne doit pouvoir être mise en mesure de participer à l’exercice de son culte » (chapitre 8). Le soin spirituel fait partie de la « prise en charge globale de la personne hospitalisée » : il est indispensable à l’humanisation du séjour en milieu hospitalier.

Un oratoire ouvert en permanence

A Bizet, un oratoire est ouvert en permanence (au niveau -3). Chacun peut venir y prier. La messe y est célébrée après les réunions de l’aumônerie. Elle est aussi célébrée à Noël et à Pâques. Les bénévoles de l’aumônerie aident à recevoir les malades à l’Accueil et les accompagnent jusqu’à leur chambre. En lien avec le personnel soignant, ils rendent visite aux malades, rencontrent leur entourage, donnent la communion à ceux qui le désirent. Un prêtre ami accompagne le groupe des bénévoles, et il est fait appel à lui lorsque un malade souhaite sa visite. L’aumônerie fait aussi souvent appel à la paroisse.

Une proposition spirituelle en milieu hospitalier

Accueil, écoute, accompagnement, l’aumônerie contribue à la « prise en charge globale de la personne hospitalisée » en mettant son accent propre sur le spirituel. Il s’agit d’une mission d’Eglise ; et il est important pour l’aumônerie (dont les bénévoles ressentent le besoin d’être accompagnés et formés) de pouvoir compter sur la communauté paroissiale de Chaillot, et sur le soutien du Service diocésain de la pastorale de la santé, qui offre assistance, formations et savoir-faire.

Dans le christianisme, la relation à Dieu est toujours indissociable de la relation au prochain. Le malade est mon prochain et je suis son prochain. De la rencontre peut surgir l’inattendu, et les bénévoles reçoivent des malades autant qu’ils leur donnent. Contribuer à soulager la souffrance, apporter aux personnes rencontrées un peu de réconfort et de paix, leur montrer un chemin d’espérance : c’est ce que cherche à faire l’aumônerie, dans la modestie et la discrétion.

 

Contacts :

Adresse :   Centre Médico-Chirurgical Bizet

  • 23, rue Georges Bizet – 75116 Paris
  • Tél. 01 40 69 34 34 – Fax 01 40 69 36 82
  • www.cliniquebizet.fr

Pour en savoir plus : Sabine Garnier, « La Clinique Bizet et son aumônerie », Nouvelles    de Chaillot 164, hiver 2012.