« Voici l’Agneau de Dieu ! »

C’est le pape Serge Ier, au VIIème siècle, qui introduisit, dans le déroulement de la messe, le chant de l’Agneau de Dieu, au moment de la fraction du pain. Et ceci nous dit Walfride, « pour que les clercs se disposent à donner la communion, et que ceux qui doivent recevoir Jésus-Christ, qui s’est offert pour eux, lui demandent la grâce de les préparer à accueillir dignement la promesse de la vie éternelle. » Dans la suite des siècles on chanta, pour des raisons pratiques et pédagogiques, trois fois l’Agnus Dei. Jusqu’au XIème siècle, les trois Agnus Dei finissaient par Miserere nobis. Mais, vers l’an 1100, on substitua au troisième Agnus Dei : Dona nobis pacem. Au XIIème siècle, Jean Beleth en fait mention comme d’un usage commun (Summa de Divinis officiis 48). Les fidèles et les prêtres frappent leurs poitrines en disant : « Prends pitié de nous » pour marquer par ce signe la conversion du coeur, comme au « Je confesse à Dieu… »

Agneau de Dieu : Jésus est appelé par Jean le Baptiste de ce nom, parce qu’il n’y a point d’autre offrande qui puisse être agréable à Dieu.

Il est l’Agneau qui a été immolé depuis le commencement du monde nous dit l’Apocalypse.  (Apocalypse 13,8)

Toutes les victimes qui ont été offertes dans l’Ancien Testament n’étaient que des réalités anticipées et inachevées pour instruire les hommes de ce qu’ils doivent à Dieu. Ces sacrifices anciens étaient l’offrande que les hommes faisaient à Dieu. Dans l’Agneau de Dieu nous trouvons l’offrande que Dieu fait à Dieu.

C’est aussi la seule offrande véritable de l’homme à Dieu. Car Jésus est le seul qui ait plu à Dieu à cause de son innocence : c’est pourquoi il est appelé l’Agneau de Dieu.

Le Christ est venu enlever les péchés du monde. Dieu avait annoncé la venue du Sauveur au prophète Daniel, en lui disant que l’iniquité serait effacée et le péché détruit. Le prophète Isaïe et saint Paul ont annoncé que la mort se trouverait absorbée dans la victoire remportée sur elle. Elle l’est dans tous ceux qui seront lavés dans le sang du divin Agneau, et qui lui chantent :

 Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, prends pitié de nous

Père Jacques OLLIER

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