Bénédiction des animaux

Bénédiction des animaux

Chers amis, comme je le disais au début de cette célébration, nous sommes heureux, une fois par an, de pouvoir rendre hommage à nos amis les animaux.

Quelle histoire humaine, quelle civilisation n’a pas dans ses trésors, des histoires dans lesquelles les animaux et les hommes s’unissent pour œuvrer à la même tâche.

Dans la Sainte Ecriture, dans la Bible, combien d’exemples nous sont donnés avec des animaux de toute espèce, de tous genres, qui sont là, à côté des hommes, tels des anges au service des hommes. Le Bon Dieu dans sa création, dans la création de cet univers, a pensé à créer des animaux. Lorsque nous regardons un animal, pensons toujours à nous dire qui a créé cet être vivant, qui a voulu cet être vivant ? Nos amis animaux, chiens, chats, oiseaux, … tous possèdent une âme et cette âme est un trésor admirable.  Aucun homme aujourd’hui n’est capable de reproduire une âme. C’est donc qu’il y a derrière chaque animal, quelque chose de particulier, quelque chose qui fait que souvent même, certains nous préfèrent à leurs propres congénères. Ceux qui ont des chiens le savent. Un chien bien souvent est plus attaché à son maître qu’à ses congénères :  il y a ici un mystère assez extraordinaire.

C’est pour cette raison qu’une fois par an, il me paraît être de bon aloi de mettre à l’honneur nos  amis qui nous rendent tellement de services, qui nous rendent tellement heureux. Pour cette mise à l’honneur, il est important de leur ouvrir les portes de l’Église.

Comme l’année dernière, je vais vous raconter des histoires sur les animaux. Je choisis cette année un autre thème qui m’est assez cher pour vous  montrer à quel point les animaux sont présents dans toutes les circonstances de la vie humaine.

Il y a des circonstances tragiques, les guerres par exemple. Et quelle surprise de voir que, même dans ces moments les plus pénibles, dans ces moments où les hommes peuvent devenir fous par la violence des combats, nous trouvons la présence de nombreux animaux que nous n’attendions pas. Au cœur de la Première Guerre mondiale, de nombreux animaux sont présents et sauvent des vies.

Il est  un premier exemple assez connu. Aux alentours de 1920, une petite créature à quatre pattes, revêtu d’un manteau en chamois avec des médailles militaires,  les mêmes médailles que celles qui  sont données aux hommes. Convenez qu’il y a là quelque chose d’étonnant.  Celui dont je vous parle est un bull terrier anglais qui s’appelait Stubby, il faisait partie du 102ème régiment d’infanterie, il est le chien le plus médaillé de la Première Guerre mondiale. Ce chien, à un niveau héroïque, a montré sa présence auprès des hommes. Combien de soldats ont  témoigné avoir été réconfortés par ce petit chien, au milieu de la boue, au milieu du tonnerre des tranchées ; ce chien était là, les réconfortait, il a même dénoncé un espion allemand qui s’était infiltré et il a été médaillé pour cela.

Les mules ont apporté une aide précieuse à des soldats italiens qui se sont vus épargner des tâches excessivement difficiles et épuisantes.Les soldats avaient  une proximité étonnante avec leurs mules qui les accompagnaient  sur la ligne de front pour porter le matériel nécessaire.

Et saviez-vous qu’en 1916, les Anglais se sont trouvés dans la guerre du Sinaï avec d’énormes difficultés pour transporter des canons et des matériaux extrêmement lourds et qu’ils ont fait appel à des régiments de dromadaires pour les aider.

Je citerai encore les 60 000 pigeons voyageurs qui ont été utilisés pour passer à travers les lignes ennemies et pour porter des messages  qui, transmis au bon moment, ont peut-être changé le cours de la guerre.

Dans un autre cadre que la Première Guerre mondiale, je citerai un petit fascicule de 25 pages qui raconte des anecdotes sur les relations entre l’empereur Napoléon et trois de ses chevaux :  le fameux Marengo, le premier s’appelait Wagram et on raconte que Wagram, dans son écurie, trépignait de joie lorsque Napoléon se rapprochait de lui. Les anecdotes sont nombreuses.

 

On pourrait se dire, mais les animaux, est-ce vraiment sérieux ?

Je vous renvoie  à une histoire beaucoup plus moderne, celle des soldats avec leurs animaux. Il existe, chaque année dans le célèbre GIGN, l’élite de notre gendarmerie nationale,  une remise de médailles. Un général se déplace et décore de médailles  des chiens qui ont fait du déminage, du saut en parachute à 6000 ou 7000 mètres, pour suivre leur maître absolument partout.  Chaque année les chiens du GIGN sont récompensés, je peux vous affirmer que le sérieux dont ils font preuve à ce moment-là montre bien qu’il a une connexion extraordinaire entre les hommes et les animaux. Le chien est avec son maître, il porte un baudrier spécial aux armes prestigieuses du GIGN et le chien reçoit de manière très digne  sa médaille.

Ces animaux aident leur maître avec un sens du sacrifice immense, ils savent qu’ils vont  risquer leur vie très certainement pour sauver celle de leur maître.

De manière beaucoup plus légère, mais tout aussi vraie, combien d’exemples avons-nous autour de nous, de personnes découragées par la vie, par les événements et qui grâce à la présence d’un animal vont retrouver la joie, vont retrouver le goût de vivre au milieu des hommes.

Voilà quelque chose qui mérite qu’aujourd’hui, nous laissions nos amis les animaux avoir une petite place dans l’Eglise, dans les bras de leurs maîtres.  Et c’est pour cette raison également que, le rituel le permettant,  je vais maintenant bénir vos animaux, vous pourrez venir en procession jusqu’à la première marche de l’autel.

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