Si le mal existe, est-ce que Dieu existe ?

Frères et sœurs,

Nous avons chanté tout à l’heure, dans le psaume quelque chose de très beau, j’espère que vous y avez fait attention : “Le Seigneur est tendresse et pitié ”

Et il me semble que les textes d’aujourd’hui nous invitent à réfléchir à la question suivante :

Qui est Dieu pour nous?

La question de Dieu est une question qui, d’après les sondages, ne se pose plus pour la moitié des Français. C’est une question très importante, fondamentale : À quoi sert d’être chrétien si l’on ne croit pas en Dieu ?

Reprendre corps dans notre foi en Dieu.

 

Les trois textes d’aujourd’hui ne disent pas tout sur Dieu, mais ils disent des choses importantes.

 

Le premier texte, c’est la première grande révélation sur Dieu dans l’histoire de l’humanité. Nous sommes au désert. Comme on dit, dans le désert, le ciel est plus bleu, l’air est plus pur et Dieu est plus

Au fond, rien dans le désert ne nous renvoie à nous-mêmes, comme un miroir. On est seuls, dans l’infini et probablement que ceci nous ouvre à Dieu.

Voici Moïse, qui est un homme de culture, qui a été élevé dans la famille de pharaon Il est aussi de culture juive, de la tribu de Lévi, fils de Jacob le Patriarche.

Il a été rejeté, par les uns et par les autres. Il est seul dans le désert. Son expérience de solitude nous dit quelque chose sur la recherche de Dieu. Peut-être faut-il savoir accepter notre solitude pour chercher Dieu. Ne pas fuir ce que nous sommes.

Dans cette expérience, il y a aussi un buisson ardent, quelque chose de mystérieux, une révélation de Dieu. Cette révélation, que dit-elle ?

Elle dit deux choses qui sont très simples et très extraordinaires finalement. Dieu est à la fois transcendant, au-delà de tout et à la fois tout proche. Il s’occupe de nous. Transcendant, car cette apparition est mystérieuse. Un buisson qui brûle sans se consumer signale un mystère plus grand.

Dieu est aussi tout proche. Il déclare à Moïse qu’il a souci du sort des Israélites en Égypte. Et voilà qu’Il donne à Moïse une responsabilité.

Moïse n’est pas un grand rhéteur. Il le dit lui-même : « je bafouille ». Mais sa prise de conscience de la grandeur et de la proximité de Dieu, lui permet de saisir le sens de ses responsabilités vis-à-vis de son Peuple.

 

L’évangile nous pose une question qui est de toujours, sur Si le mal existe, est-ce que Dieu existe ? Aujourd’hui, nous sommes bouleversés par ce qui se passe dans les actualités.

Les Hébreux avaient une réponse toute faite, jusqu’à environ l’invasion grecque : “Si le mal existe et que Dieu existe, c’est que nous sommes pécheurs.”

Et vous entendez la réponse de Jésus: Non le mal existe. Peut-être qu’il y a des liens avec le péché commis par l’un ou l’autre, mais, on peut souffrir le mal sans qu’il y ait péché. C’est une énigme. Jésus, au lieu de désigner un coupable – Dieu ou les hommes ? – nous dit : “ Pensez-vous à vous ?”

Dieu  nous  dit  ainsi,  à travers  Jésus,   que ce qui importe c’est de s’interroger doublement :

  • Le mal est-il en moi ?
  • Comment puis-je accueillir la vie qui vient de Dieu?

Convertissez vous ! C’est cela le cœur de la réponse. Et Dieu nous dit aussi: “ Si vous ne  vous convertissez pas, vous ne goûterez pas la vie.”

Cette réponse est difficile à entendre. Se convertir, penser que Dieu est Dieu, penser que nous sommes responsables, tout cela est très important, mais comment faire, comment y parvenir ?

Alors il y a cette petite parabole de la vigne et du vigneron qui est très belle. Tout le monde sait que c’est Dieu qui plante la vigne et que la vigne c’est Israël, et Israël, c’est nous. Et voilà que nous sommes sans fruit. Il y a un personnage, jamais figuré dans l’Ancien Testament, qui arrive là. C’est le vigneron. Et ce vigneron c’est Jésus. Ce vigneron, qui fait que Dieu prend patience, parce qu’Il entend Jésus nous dire que nous pouvons y arriver, que nous pouvons nous convertir.

 

L’épître aux Corinthiens, la deuxième lecture. Saint Paul donne une réponse aux Corinthiens, car la communauté est divisée sur le problème de l’attitude à avoir avec les non chrétiens.

Saint Paul leur dit : “ Dieu vous veut libres. Dieu veut que vous osiez la liberté. “La liberté, cela ne signifie pas que l’on ne tient pas compte des autres. Dieu aime l’homme libre, et comme l’homme est fragile, Dieu l’aide. Dieu nous aide sans cesse, par l’amour du Christ. Même lorsque vous ne le savez pas, le Christ est présent. C’est le cœur de cet enseignement.

Soyez libres ! Vous êtes faibles, prenez la force dans l’amour du Christ qui vous accompagne . Pour terminer, je voudrais vous relire tout simplement le psaume 102

 

Le Seigneur est tendresse et pitié.

Bénis le Seigneur, ô mon âme,

bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme,

n’oublie aucun de ses bienfaits ! Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie;

il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse. Le Seigneur fait œuvre de justice,

il défend le droit des opprimés. Il révèle ses desseins à Moïse,

aux enfants d’Israël ses hauts faits. Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; Comme le ciel domine la terre,

fort est son amour pour qui le craint.

 

Amen.

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